Les Psys du Cœur : une association qui rend accessible le soutien thérapeutique

Les Psys du cœur sont nés en 2009, avec l’ouverture d’une première permanence, dans le 19e arrondissement de Paris. Puis l’association se développe avec l’ouverture d’une antenne à Annecy (2013), Rennes (2015), Grenoble, Suresnes puis Valence (2016) et bientôt Lyon. Depuis, plus de 1 000 séances sont dispensées chaque année  par une véritable communauté de professionnels bénévoles.

Alors que de nombreux Français sont encore réticents à l’idée de voir un thérapeute, l’association Les Psys du cœur accueille tout le monde sans rendez-vous et de façon anonyme tous les samedis matins dans son local du chemin Pinal. L’antenne grenobloise fait partie de ce réseau national depuis plus de cinq ans.

Claire, responsable de l’antenne des Psys du coeur à Grenoble qui comprend une douzaine de bénévoles (psychologues, psychothérapeutes, accueillant-es), explique :

"C’est une première approche pour les personnes qui n’ont pas les moyens ou ont peur d’aller voir un psychologue. On est à la frontière du psycho-social avec un public très divers : étudiants, femmes enceintes, personnes âgées, migrants…"

De 9 heures à 12 heures, un espace café et un-e accueillant-e permet d’accueillir les personnes en attendant qu’un-e psychologue ou un psychothérapeute puisse les recevoir.

 « Notre particularité c’est que selon les jours ce n’est pas le même thérapeute à chaque fois », précise la psychologue. « On travaille ensemble et on communique sur les gens que l’on reçoit. C’est la communauté de support. »

Chaque semaine, l’association reçoit en moyenne cinq personnes nouvelles ou régulières pour des entretiens d’environ 45 minutes avec des problématiques diverses : problèmes de sommeil, angoisse, ruptures familiales diverses, conflits au travail… 

Pendant les confinements, l’association avait mis en place des permanences téléphoniques. Depuis la crise sanitaire, les Psys du cœur n’ont pas constaté de forte évolution. Claire analyse :

"Je dirais que la Covid exacerbe les symptômes qui sont déjà là au départ mais les gens ne les nomment pas par rapport à la Covid. Cette ambiance, cette façon de vivre rend le quotidien plus difficile. Il faut s’adapter sans arrêt. C’est compliqué pour certaines personnes de consulter, la démarche n’est pas facile ; c’est cher ; les organisations qui reçoivent du public sont débordées ; il y a des attentes pas possible pour prendre rendez-vous chez un psychiatre. Sociétalement, ça a du sens de s’engager vers les gens les plus démunis face à la démarche."

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