06 juillet 2016

Qui a dit, l'enfer c'est les autres... Sartre ? Non, je dirais plutôt, voyager sans clim par un temps de canicule ! Et comme l'a si bien dit Michel Audiard, “L’essentiel en enfer est de survivre.”

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Si nous nous étions préparés à un déplacement fatiguant et à une très longue journée d'Assemblée Générale, nous étions bien loin d'imaginer ce qui nous attendait réellement et qui a failli tourner au cauchemar.

La veille du départ, nous apprenons que la Kangoo de l'APF mise à notre disposition n'avait plus de climatisation en état de fonctionnement...Cool, zen

Le jour du départ, nous allons faire le plein chez Total, le fournisseur attitré de l'APF et, au moment de régler avec la carte, nous apprenons que celle-ci est bloquée... Cool, zen

Nous entamons notre périple sous un soleil brûlant, toutes vitres ouvertes, comme dans les années 60 et arrivons péniblement vers Aix et là, j'avoue à mes compagnons d'infortune que je n'en peux déjà plus.

J'autorise mon compagnon à m'asperger d'eau fraîche sur tout le corps en mouillant mes vêtements et lui demande de m'allonger le siège le plus possible.

Benoît, stoïque à l'arrière, nous dit que c'est très dur pour lui aussi et nous avouera plus tard qu'il aura bu deux litres et demi d'eau sur tout le trajet pour tenir le coup. Cool, zen

Toujours allongée, les yeux fermés, à moitié « comateuse » je bois et redemande à être aspergée 2 nouvelles fois.

Benoît nous signale qu'il fait 38 degrés vers Valence. Cool, zen

La journée et les kilomètres défilent péniblement. Vers Saint-Étienne, le temps se couvre et la température descend vers 27 degrés. Ouf !

A une soixantaine de kilomètres de Clermont Ferrand, le temps tourne carrément au noir et l'orage du siècle (pour moi) éclate.

Les gouttes de pluie et les grêlons tombent si drus que nous ne voyons pas à 10 mètres ce qui nous oblige à rouler à moins de 30km/h.

Au fur et à mesure de notre lente progression, nous constatons que le sol est recouvert d'une couche de feuilles puis nous croisons des branches d'arbres et pour finir, pas moins de 5-6 arbres qui barrent plusieurs voies de circulation sur l'autoroute. Ce qui nous oblige à rouler presque contre la glissière de sécurité de gauche pour les éviter. Cool, zen

Des dizaines de voitures s'arrêtent un peu n'importe où, attendant que l'orage se calme. Stoïque, notre chauffeur, très concentré, poursuit notre périple.

Nous sortons de la tourmente et la température extérieure a terriblement chuté. Tout d'un coup, juste après une station service de l'autoroute, nous apercevons une épaisse colonne de fumée qui monte vers le ciel : c'est une voiture complètement en flammes dont les passagers sont sortis et semblent comme ahuris de voir ce qu'il leur arrive.

Nous pouvons maintenant rouler à 60 km/h et finissons par arriver à destination, sains et saufs, un quart d'heure avant la fermeture de l'accueil de l'hôtel. Cool, zen

Le retour fut beaucoup plus facile car la température était revenue à des normales de saison.

Nous n'oublierons jamais cette virée sur Clermont-Ferrand pour l'APF et nous disons en cœur :

Plus jamais ça !

 

 

Mireille Azzaro et Benoît Warnery

Représentants départementaux.

 

 

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